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l'extraordinaire maman pivert

l'extraordinaire maman pivert

les petites aventures d'une maman pivert et de son petit poussin. Du créatif, du récréatif, des coups de coeur et des coups de gueule, ces chagrins et des câlins... Le plus extraordinaire de la famille pivert.

Souvenirs d'accouchement.

Sur la page Facebook Nos a-Vies de mamans, le sujet du moment est anectodes d'accouchement. Et ça m'a donné envie de vous raconter comment ça s'est passé (ou du moins comment j'ai retenu que ça s'était passé). C'était il y a bientôt 5ans...

Moi, ça m'a pris comme une envie de caca! C'est pas glamour, mais c'est comme ça que c'est arrivé... D'abord, y a eu cette obsession de devoir mettre la compta de l'entreprise en ordre. Je me souviens que j'étais en train de trier les factures quand la première contraction m'a coupé le souffle, il était 12h50. La seconde est arrivée à 13h30. 14h, 14h30. A 15h, j'étais coincée sur les toilettes avec une envie de pousser, le téléphone dans la main en train de chercher sur internet si l'envie de caca était un signe que c'était le bon moment... J'ai aussi envoyé un message au futur papa en lui disant de ne pas trainer après le travail (il devait débaucher à 15h30) parce que c'était probablement le jour J. (et il est venu tout de suite, pour une fois... ^^). Je voulais attendre encore, pour bien faire comme la sage-femme avait dit : attendre que les contractions soient toutes les 10minutes depuis une heure pour se mettre en route pour la maternité (à 45 minutes de route). Le papa n'a pas voulu attendre (et il a eu raison, pour une fois ^^). Le travail a été super intense, et super rapide. J'avais peur de la fausse alerte (j'ai pas perdu les eaux, juste contractions à fond et envie de pousser), mais arrivée à la maternité, à 16h30, on m'a mis directement en salle d'accouchement ("vous êtes à 9, à 10 ça sort!"). "Vous vouliez la péridurale? non? bah tant mieux parce qu'il y aura pas de péridurale..." La sage-femme était sur deux accouchements en même temps, elle faisait le va et vient entre les deux salles. Je me souviens de sentir les contractions monter, de l'envie de pousser et du papa qui me demandait s'il devait aller la chercher. Je m'entends encore lui interdire d'essayer d'aller voir si bébé pointait la tête (par peur qu'il tombe dans les pommes, une idée tirée d'un article lu quelque part... on lit toujours un tas de trucs très utiles... ^^) Y a un moment où c'est quand même devenu super sérieux parce que la sage-femme est restée et en a même appelé une autre... Il fallait respirer, pousser, respirer, pousser. J'ai tout simplement cru que je n'y arriverais pas et j'ai commencé à rameuter Madame Spasmophilie... mais ils sont réactifs à l'hôpital, ils m'ont envoyé de Mister Magnésium et j'ai pu aller jusqu'au bout... Bébé est sorti alors que moi j'hurlais "je veux pas d'épisio!!!" (y a pas eu besoin). Un petit nettoyage rapide et hop, bébé sur maman, tout petit, tout chaud. Et première tétée. La plus belle émotion de ma vie (j'en ai les larmes aux yeux ^^). Mais après avoir fourni tant d'efforts, plus une seule contraction, pas moyen d'évacuer le placenta... J'ai eu le droit aux petites aiguilles dans les petits orteils, mais rien. Donc ils ont fait venir anesthésiste et gynéco de garde (c'était le 1er mai). Le même anesthésiste qui m'avait fait la rachi-anesthésie pour ma fausse-couche un an plus tôt. Moi "je me souviens de vous". Lui "pas moi, mais on voit passer beaucoup de monde vous savez..." Moi "qu'est-ce que vous allez faire? Une anesthésie générale? mais je veux pas de tuyau dans le nez!!!" Lui "ah si, maintenant je me souviens de vous" (Bah quoi, y a que moi que ça fait flipper à ce point d'être intubée? ^^). Donc, anesthésie générale, ils ont fait leur truc. Je me suis réveillée je sais pas combien de temps après : "j'ai dormi combien de temps? je peux avoir mon bébé?" "on vous le donnera quand vous serez bien réveillée, il est avec le papa" "d'accord. J'ai dormi combien de temps?" (et là j'ai pensé, oh non, ils vont jamais me le rendre. Ils me l'ont rendu quand-même ;) ).

C'était le 1er mai 2011, un dimanche. Le plus beau jour de ma vie (oui je sais, ça n'a rien d'original de dire ça, mais c'est tellement vrai). Ca a été intense, j'ai eu mal, oui! mais ça en vallait la peine. Et depuis, je ne me lasse pas de le regarder grandir...

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